Comment louer aux étudiants étrangers avec STUDAPART

Bonjour, je suis Éric, investisseur immobilier depuis 2003. Aujourd’hui on va parler de location étudiante pour les étrangers avec Amaury de Studapart. Studapart qu’est ce que c’est ? C’est un site de location pour les étudiants. Donc aujourd’hui on va parler d’immobilier étudiant et de location étudiante avec ce site qui est dédié à 100 % pour cela. Je vous transcrit dans cet article notre interview !

Studapart, qu’est-ce que c’est ?

Eric MH  :
Amaury, je sais que tu es investisseur immobilier, tu as déjà acheté quelques biens, donc tu connais le sujet. Est-ce que tu peux te présenter et ensuite présenter Studapart ?

Amaury (STUDAPART) :
Ça marche. Bonjour Éric déjà, merci de me recevoir.

Eric MH  :
Avec plaisir 🙂

Studapart, une plateforme de réservation pour un logement de moyenne et longue durée

Amaury (STUDAPART) :
Avant d’être investisseur j’étais entrepreneur. J’ai créé un petit site immobilier de mise en relation avec mon associé Alexandre qui mettait en relation des étudiants avec des propriétaires. Ce premier site n’a pas fonctionné, et puis on a créé Studapart.

Studapart, c’est la création d’une plateforme de réservation pour un logement de moyenne et longue durée avec un côté un peu atypique. En effet, on crée des partenariats avec des écoles et les universités en France pour devenir leur service logement en ligne. Aujourd’hui on affiche plus de 100 000 logements en France et on est à peu près une quarantaine dans l’entreprise à travailler sur ce projet.

Une plateforme d’aide pour propriétaires et locataires

Il y a un an on a décidé d’accélérer énormément sur le vertical des propriétaires privées pour leur apporter la meilleure plateforme pour réserver un logement sur plusieurs mois avec leurs locataires. Ainsi, pour mieux comprendre les problématiques des propriétaires, il a fallu aussi que moi-même je passe à l’acte et que j’investisse. C’était déjà un projet depuis quelques années mais mon objectif professionnel m’a poussé à aller plus vite.

Eric MH  :
D’accord. Et donc tu as investi dans quelle ville ?

Amaury (STUDAPART) :
Alors, j’ai investis à Nantes et à La Rochelle. À Nantes parce que c’est ma ville natale et je la connais extrêmement bien. Comme on dit souvent, pour les premiers investissements, c’est bien d’avoir un peu d’attache. En effet, on connait la ville, on a 2, 3 personnes qui peuvent nous aider localement en cas de problème, etc… [0:02:25]

Eric MH  :
Tout à fait.

Amaury (STUDAPART) :
Et pour La Rochelle, j’y suis allé dans le cadre de mon travail avec Studapart pour rencontrer pas mal de propriétaires là-bas. Ainsi, je me rendais compte que c’était une ville hyper intéressante qui permettait de jouer entre de la location étudiante l’année et de la location touristique l’été, sans que ça ne gêne la municipalité. En effet, la ville de La Rochelle sait que l’été c’est du tourisme et que les étudiants sont contents de ne pas payer le loyer sur les 3 mois de juin, juillet, août. Ainsi, ça arrange tout le monde, donc je savais aussi que dans le temps c’est un modèle qui allait pouvoir durer.

Amaury (STUDAPART) :
Oui.

Eric MH  :
D’accord. Donc, tes appartements c’est avant tout des appartements pour les étudiants.

Studapart, une plateforme innovante, un chaînon manquant !

Eric MH  :
Et en fait, ce qui est génial c’est que… Bon, nous nous sommes rencontrés l’année dernière, on a un peu discuté justement d’immobilier étudiant. Ainsi, quand tu m’as parlé de ta plateforme pour louer à des étudiants j’ai été séduit. Pourquoi ? Parce que c’était le chaînon manquant, c’était le truc qui manquait aujourd’hui pour faire de l’immobilier avec les besoins spécifiques des locataires aujourd’hui en 2019. En effet aujourd’hui, bien sûr, on ne loue pas de la même manière qu’il y a encore même il y a 10 ans ou il y a 15 ans. Et donc ta plateforme contrairement à d’autres plateformes de mise en location, répond vraiment aux besoins des locataires, et notamment à celle des étudiants.

Amaury (STUDAPART) :
Oui.

Eric MH  :
Est-ce que tu peux nous expliquer ce qui fait la différence entre ta plateforme et le bon coin, par exemple ?

Amaury (STUDAPART) :
Oui. C’est un point et c’est hyper agréable que tu prennes le côté locataire. En effet, souvent quand on est dans des discussions de propriétaires, on pense souvent à quelle est la plateforme qui m’a apporté le plus de valeur, en tant que propriétaire.

Eric MH  :
En fait, c’est important parce que si on comprend les besoins du locataire, on va pouvoir louer plus qualitatif et plus cher. Or, c’est aussi ce que l’on recherche en tant qu’investisseur.

Une aide précieuse trouver une location

Amaury (STUDAPART) :
C’est clair, mais c’est à souligner parce que ce n’est pas toujours sous-entendu.

Ainsi, globalement, qu’est-ce qu’on va apporter à l’étudiant ou au locataire par rapport à une plateforme comme le bon coin ou PAP ou Se loger ?

Le premier point c’est qu’on est hyper drastique sur l’annonce. C’est-à-dire ? Ça veut dire qu’on a une équipe support en interne, que tu as pu voir Éric quand tu es passé dans nos bureaux. Et cette équipe, son job est de checker les annonces et des les scorer. En effet, on a un système de scoring d’annonces qui nous permet, sur un nombre de critères que nous avons identifié en interne, de mettre une note entre 1 et 10. Des exemples de critères ? Est-ce que tu as mis des photos, est-ce que tu as mis des légendes sur tes photos, est-ce que tu as renseigné un certains nombre d’informations, etc… [0:04:51].

En sachant aussi toujours dans la partie annonce nous incitons énormément pour que le propriétaire puisse mettre le maximum d’informations. Quel type d’informations ? Des photos, une large description sur le quartier, les transports, les conditions d’accès, de réservation, à partir de quand est disponible le logement, jusqu’à quand, quelle est la durée de séjour minimum, est-ce que tu as besoin de garant, si oui de combien, etc…

En fait, on demande un certain nombre d’infos pour s’assurer que le locataire ne va pas candidater pour des logements sur lesquels il n’a aucune chance. En effet, ce qu’on peut voir sur pas mal de plateforme comme Le bon coin où en fait tu vas scraper un peu toutes les annonces c’est que, finalement, en tant que locataire, tu ne sais pas grand chose. PAr exemple, « Est-ce que j’ai une chance de louer ce logement » ? tu ne le sais pas parce qu’il n’y a pas souvent les conditions d’accès clairement écrites.

Un outil parfaitement adapté pour les étudiants étrangers

Eric MH  :
C’est d’autant plus important pour les étudiants étrangers. En effet, ils ont vraiment du mal à trouver des propriétaires qui louent leurs appartements parce que ce n’est pas encore habituel. Ainsi, grâce à votre plateforme, un étudiant étranger va tout de suite être dirigé vers les propriétaires qui vont proposer des biens pour ce profil de locataire. Et ça, c’est vraiment génial !

Personnellement, en tant que propriétaire, j’ai utilisé la plateforme et le gros avantage que je vois, par rapport à Le bon coin par exemple, c’est la précision des demandes. En effet, quand je vais mettre une annonce sur Le bon coin, je vais avoir beaucoup de demandes, même en dehors des rentrées scolaires. Or, le problème c’est d’être obligé de filtrer les demandes. Alors que sur Studapart, on est directement sur les bons locataires. Ainsi, on gagne énormément de temps, et le locataire aussi. Cela permet de mettre en contact des gens qui peut-être n’auraient pas pu être mis en contact par d’autres biais. Et ça, c’est vraiment génial, ça fait vraiment toute la différence.

Des partenariats avec les écoles et universités à l’international

Amaury (STUDAPART) :
Et bien, dans le cas des étudiants internationaux, chez Studapart on a aujourd’hui la capacité de les attirer quasiment tous. Pourquoi ? Simplement parce qu’on est en lien avec les écoles et les université. Ainsi, dès qu’un étudiant international sait qu’il est admis dans l’école de son choix (Science Po Bordeaux, l’EM LYON, etc…) son école ou universités d’origine le redirige vers Studapart.

Donc, de notre côté on a créé toute la mécanique pour eux c’est-à-dire avoir un site qui est traduit et une équipe support en interne. Ainsi, il y a plus d’une quinzaine de personnes qui sont là pour faire le lien entre le propriétaire et le locataire. C’est une équipe qui parle entre 3 et 4 langues et c’est aussi important, c’est tout bête mais aujourd’hui si tu vas sur le bon coin, PAP, ou je ne sais quoi, c’est uniquement franco-français. Ainsi c’est fermé pour l’international, s’ils tombent sur Le bon coin au-delà ils ne peuvent pas comprendre comment je réserver un appart, quel dossier faire, comment tout se passe, quel est le process, etc… En effet, rien que l’affichage des annonces, je suis chinois, je ne comprends rien.

Eric MH  :
Les étudiants étrangers ou les étudiants en général ont l’habitude d’utiliser des outils comme AIRBNB. Ainsi, votre plateforme elle a compris ça et elle va mettre les choses en forme pour que l’étudiant retrouve des informations similaires à ce qu’on peut trouver sur les sites de location courte durée.

Or, comme tu le disais tout à l’heure, l’étudiant étranger ne connaît pas Le bon coin. Ainsi, il va d’abord aller sur le site de son école ou contacter le bureau des études de son école et de là il va être aiguillé directement sur la plateforme Studapart, hébergée sur le site de son école. Donc, ça permet de cibler vraiment de manière hyper fine sur ces profils.

Une relation privilégiée entre propriétaires et locataires

Amaury (STUDAPART) :

Oui, et en fait ce que tu dis sur la [0:08:41] c’est hyper intéressant parce qu’en fait aujourd’hui, c’est là où il y a une vraie fracture entre la courte durée et la moyenne durée. En effet, il y a des gens qui sont habitués en tant que propriétaire ou locataire, à utiliser ces sites-là hyper bien designés, avec une vraie expérience utilisateur, des d’offres vérifiées, des garanties, etc… Ainsi, cela fait qu’ils peuvent réserver mon appart’ à 10 000 kilomètres de chez-moi en toute sécurité.

Et sur la moyenne et longue durée, aujourd’hui ce n’est absolument pas industrialisé et absolument pas digitalisé. De fait, un le locataire qui réserve à 10 000 kilomètres ou à 100 kilomètres de chez lui peu importe, il recherche un appartement comme il recherche un appartement il y a 15 ans. Et c’est là où nous on se dit : « mais en tant que propriétaire, en tant que locataire, on utilise des outils aujourd’hui qui sont créés pour vivre de manière plus simple avec ce qu’on appelle des tirs de confiance ». Ainsi, aujourd’hui pour une des choses les plus importantes de la vie : se loger pour plusieurs mois, il y a rien. Donc, c’est de là qu’on s’est dit qu’on allait créer Studapart.

Eric MH  :
En fait, le locataire peut voir le profil du propriétaire, et le propriétaire celui des locataires. De plus, il y a aussi des appréciations sur le sérieux de la personne, si elle a déjà loué un bien, si ça s’est bien passé ou pas, etc… il y a un système de suivi.

Des garantie et une sécurité pour le propriétaire et le locataire

Et le truc, personnellement, que j’ai adoré c’est que vous proposez des systèmes de garantie pour les étudiants étrangers. En effet, la question qu’on pose souvent en tant que propriétaire c’est « comment est-ce qu’on fait pour garantir le paiement des loyers lorsque les étudiants sont étrangers » ? Parce qu’en France, on utilise un garant ou un cautionnaire mais ce n’est pas valable pour une personne à l’étranger. Et donc vous, vous avez intégré un outil qui permet de sécuriser les paiements. Est-ce que tu peux nous en parler un peu ?

Amaury (STUDAPART) :
Oui. Alors, c’est effectivement une grosse innovation qu’on a mené chez Studapart il y a maintenant 1 an. Pour recontextualiser un peu, ce qu’il faut savoir c’est que les étudiants internationaux sont admis dans des écoles et dans des universités en France. Ainsi, pour venir ils ont besoin d’avoir un Visa, comme toi tu vas prendre un Visa tourisme parfois dans certains pays ou un Visa de travail.

Donc, eux ils ont besoin d’avoir un Visa étudiant. Et en fait pour avoir ce Visa étudiant en France, il faut avoir ce qu’on appelle une attestation logement. C’est-à-dire que, l’étudiant à l’international, qui est à 10 000 ou à 5 000 kilomètres doit avoir trouvé son logement à distance pour pouvoir avoir son Visa. Donc, ça, c’est super important de le comprendre parce que c’est aussi de là qu’on fait en sorte de créer des outils qui permettent de réserver à distance en toute sécurité, etc…

Eric MH  :
Et juste pour dire, sans ces outils-là c’est vraiment le parcours du combattant pour l’étudiant étranger.

Amaury (STUDAPART) :
Et bien, c’est hyper compliqué. Toi, tu te dis : « Je vais chercher un appart au Pérou à distance sans visiter, je ne sais même pas sur quel site je dois aller, quel dossier je dois créer ». Donc, effectivement, c’est hyper complexe.

Eric MH  :
Et donc, là, alors ?

Simplifier les échanges entre propriétaires et locataires

Amaury (STUDAPART) :
Et donc ensuite, tu as le deuxième problème : chercher à distance. Et là, si j’ai un peu de chance et qu’on me répond sur un site comme Le bon coin, déjà il y a la barrière de la langue. En effet, tout le monde ne va pas forcément bien parler anglais donc souvent ils n’ont pas de réponse. Et quand ils ont une réponse, on va leur demander ce qu’on demande tous en tant que propriétaire : le dossier de location.

Et donc là, il y a quoi dans le dossier de location ? Il y a les fiches de paie du garant, l’avis d’imposition, le justificatif de domicile, etc… Sauf qu’en fait ces étudiants, vu qu’ils sont chinois, indiens, américains, brésiliens, ils vont donner leurs papiers locaux. Et là c’est le propriétaire qui se retrouve face à une situation inconnue. Il doit lire des fiches de paie en Yuan, en Yen, ou en Roupie. Je ne sais pas si tu as étudié les devises Roupie-Euro entre l’Inde et la France, mais ce n’est pas évident. Et donc ce qui fait que globalement, leurs dossiers ne passent pas ou c’est compliqué.

Réduire les coûts pour le propriétaire et proposer des garanties

Et puis de l’autre côté, tu as aussi de plus en plus de propriétaires qui prennent ce qu’on appelle des GLI, des Garanties de Loyers Impayées, via leur assureur. Or, s’ils envoient des dossiers d’étudiants internationaux à leur assureur, celui-ci va bégayer lui aussi quand il va voir les fiches de paie en Roupie ou en Yuan. Ainsi, c’est là où on s’est dit qu’il fallait absolument qu’on arrive à créer un produit d’assurance, c’est ce qu’on a pu faire.

L’année dernière, Allianz nous a suivi dans ce projet, de créer un système de caution, de garantie de l’étudiant. Donc, en tant que Studapart, si un étudiant international passe sur la plateforme et qu’il indique ne pas avoir de garant résident français, nous en tant que plateforme, on se porte garant pour lui. Ainsi, il n’y a aucun coût pour le propriétaire, tout est financé par l’étudiant. C’est hyper innovant parce que c’est la première fois qu’on est capable de garantir un étudiant international malgré qu’il n’y ait pas de dossier français classique avec les trois derniers bulletins de salaire français, etc…

Eric MH  :
Ça, c’est génial. C’est-à-dire que la garantie qu’on n’arrivait pas à avoir pour les étudiants étrangers, et bien, en fait, vous, ça y est. Vous avez réglé ce point-là et on est assuré, on peut être rassurés par rapport à ce point.

Amaury (STUDAPART) :
Exactement. Aujourd’hui, nous n’avons aucun défaut de paiement, il n’y a eu aucun sinistre sur plus de 10 000 transactions réalisées en ligne sur la plateforme. Donc ça fonctionne !

Et le deuxième point : pourquoi on a pu créer ces garanties et pourquoi un acteur comme Allianz nous a aidé à le faire ? Studapart à ce lien hyper original avec les écoles et les universités. Donc, même si des fois on a des étudiants payent avec un peu en retard, etc… Et bien, avant de déclencher des sinistres avec la garantie, on passe un coup de téléphone à l’école ou à l’université avec qui on est en partenariat. Ainsi, l’établissement envoie un mail à l’étudiant ou le convoque et deux jours : c’est réglé. Donc, on a ce lien institutionnel, qui est difficile à avoir en tant que plateforme. Or, c’est vraiment cela qui nous permet d’avoir une relation hyper saine entre les étudiants et les propriétaires.

Eric MH  :
C’est énorme. C’est vraiment rassurant. Et, moi, une question qu’on me pose souvent : « voilà, OK, louer à des étudiants étrangers, c’est bien, mais je ne parle pas anglais ou… ». Et là, je sais que vous avez aussi justement des intermédiaires.

Une assistance technique et linguistique

Amaury (STUDAPART) :
Oui. Exactement, c’est l’équipe dont on parlait tout à l’heure. En fait, l’équipe support est dissociée en deux. Une équipe spécialisée pour les propriétaire qui vont s’occuper de la mise à jour des offres, de leur validation, etc… Et une équipe dédiée aux relations avec les étudiants.

Ainsi, ces équipes-là sont multilingues pour justement être en capacité d’aider propriétaire ou étudiant à dialoguer. De plus, on créé beaucoup de contenu pour aider les propriétaires. Notamment, je pense à des systèmes de règlements, on essaie de doper énormément la vie dans la location. Par exemple, pour un étudiant indiens, le fonctionnement d’une hotte ce n’est pas évident, ils ne connaissent pas forcement. Or, quand le propriétaire va faire l’état des lieux d’entrée, il ne va pas avoir l’idée d’expliquer comment fonctionne la hotte et comment nettoyer la hotte parce que c’est logique pour lui. Ainsi, parfois, à la fin de la location, la hotte n’est pas terrible car elle n’a jamais été utilisée ou nettoyée.

Donc dans ces cas là, on envoie ce qu’on appelle des templates de règlement internes, qui sont franco-anglais, que vous pouvez afficher dans votre logement. Ces templates expliquent comment fonctionne la machine à laver, la hotte, etc… Nous vous fournissons la structure puis vous pouvez les remplir et les personnaliser avant de les afficher dans votre logement. Ainsi, à chaque fois que vous avez de nouveaux locataires, ils sont autonomes pour trouver la solution d’eux-même.

Studapart, une plateforme de location “all inclusive”

Eric MH  :
Donc, en fait, ce n’est pas juste un site d’annonce, ça va beaucoup plus loin. Il y a l’interface pour les annonces mais également toute une équipe derrière pour nous aider en tant que propriétaires, et locataires. Et ça, ça fait vraiment la différence.

Pour l’avoir expérimenté, j’ai utilisé le site il y a quelques mois, j’ai été contacté par une personne de l’équipe support qui m’a parlé d’un étudiant étranger. On a échangé et c’est vraiment efficace. De plus, je crois que vous êtes quasiment les seuls à faire ça.

Une stratégie pensée pour simplifier la location

Amaury (STUDAPART) :

Oui. Aujourd’hui, on est les seuls à faire ça en sachant que c’est un point qui est important. En fait, notre grosse stratégie, et surtout ce qui nous motive et ce qui fait en sorte qu’on se lève le matin, c’est vraiment de simplifier l’accès au logement des étudiants. Mais pas que, on veut également, de l’autre côté optimiser, valoriser le temps, les revenus, et le sérieux des propriétaires.

Et donc, ça veut dire quoi ? Il y a des propriétaires qui vont louer à un étudiant pendant un an puis intégrer la chambre dans la collocation puis finalement la louer à un salarié, etc… Simplement parce qu’un logement est assez hybride aujourd’hui. Dans notre génération, tu peux louer à un étudiant puis à un touriste, puis à un jeune actif. Ainsi, on fait en sorte que, via Studapart, en tant que propriétaire tu puisses mettre ton annonce, et choisir sur quel site tu souhaites diffuser ton annonce (Studapart ou d’autres, typiquement le bon coin ou PAP)

Pourquoi on fait ça ? Pour n’avoir qu’une seule interface à gérer même si tu veux mettre ton annonce sur 15 ou 25 sites. Ainsi, à chaque fois que tu vas recevoir des candidatures de ces autres sites, ça passe dans la moulinette Studapart, pour scorer les candidatures et qu’il ne te restent uniquement, peu importe le site de provenance, celles qui correspondent à tes conditions d’accès.

Eric MH  :
C’est top, en fait, c’est un peu un centralisateur de mise en location.

Une stratégie optimisée pour un confort d’utilisation

Amaury (STUDAPART) :
Exactement. Donc, l’idée c’est que tu puisses avoir une seule interface. Ainsi, cela permet au propriétaire de pouvoir avoir toute sa vie le même parcours de réservation. Peut importe la plateforme sur laquelle tu loue, tu auras toujours tout centraliser sur une même plateforme. Tu auras tout en ligne : le bail de location, le paiement en ligne, etc… Or, si tu devais changer de plateforme car tu ne trouves pas toujours tes locataires sur la même, malheureusement tu retomberais dans un process potentiellement plus manuel avec ton bail de location papier, etc… Finalement, nous voulions éviter ce trou dans la raquette parce que le marché veut ça.Ainsi, grâce à Studapart, tu peux centraliser toutes tes candidatures sur une seule interface, même si tu passes par différentes plateformes de location.

Eric MH  :
En fait, moi, ce que j’ai bien aimé aussi parce que là on parle de l’outil, donc moi je vous invite à aller voir l’outil sur le site Studapart point…

Amaury (STUDAPART) :

Alors, la vraie adresse pour les propriétaires, c’est https://proprietaire.studapart.com/ .

Eric MH  :

Donc, je vous invite à aller voir l’outil, il y a les détails de ceux dont on a parlé, d’autres choses aussi. Ce qui m’a aussi beaucoup plu quand je vous ai rencontré l’année dernière c’est votre état d’esprit par rapport à la compréhension du marché immobilier aujourd’hui, qui n’est pas du tout le même qu’il y a quelques années. Aujourd’hui, et bien, les étudiants, ce qu’ils recherchent c’est plus qu’un appartement déjà, c’est un meublé, ça, on le sait puisque pour une simplicité d’utilisation, puisqu’ils n’ont pas leur meuble ou alors c’est compliqué de les déplacer, ils recherchent même plus qu’un meublé, ils recherchent une expérience, c’est ce que tu dis souvent Amauri, ils recherchent vraiment une expérience de vie, et donc on va mettre dans l’appartement des choses en plus qu’un meublé classique, mais il y a aussi cette expérience par rapport à la mise en location, et ça, vous l’avez vraiment très bien compris. Et moi je sais que ces outils-là c’est des outils d’aujourd’hui et de demain, c’est des outils qu’on va utiliser dans les prochaines années parce que les clients, les locataires n’ont plus les mêmes besoins qu’avant. J’avais une question aussi par rapport à tes appartements. Donc, je sais que sur la plateforme on peut mettre tout type d’appartement, je sais que toi, tu as des collocations aussi.

Amaury (STUDAPART) :

Oui.

Eric MH  :

Donc, ça marche très bien pour les collocations ?

Amaury (STUDAPART) :

Oui. Alors, moi, j’ai collocation et studio. Donc, en fait, tu mets tes chambres en collocation.

Eric MH  :

Par chambre alors ?

Amaury (STUDAPART) :

Oui, ou alors tu peux choisir, soit tu mets ton logement entier [0:21:31] si tu veux faire notamment un bail solidaire ou soit tu mets tes chambres en colloc si tu veux faire des [0:21:35] individuels.

Eric MH  :

D’accord.

Amaury (STUDAPART) :

Tu as vraiment les deux écoles en sachant que, là, on voit nous, depuis la mise en place de la loi Élan on voit pas mal de gens qui changent en fait de j’ai mis un appartement, logement entier et entièrement de collocation, je fais des [0:21:50] individuels parce qu’en fait ça correspond beaucoup plus à la manière dont on consomme aujourd’hui, il y a un locataire qui part, il y en a un autre qui arrive, en fait, c’est beaucoup plus souple, sinon à chaque fois il faut faire en avenant, c’est insupportable. Donc, là, les gens repassent sur des modes un peu plus de je mets mon annonce à la chambre.

Eric MH  :

Chambre, oui, c’est ce que je fais aussi maintenant. OK, très bien. Et donc toi tu as commencé à investir, tu as plusieurs appartements et tu continues. Donc, tu m’as dit que là tu est en phase de recherche et que tu avais peut-être trouvé une bonne affaire avec une technique particulière qu’on aime bien utilisée.

Amaury (STUDAPART) :

Et bien, écoute, on a été au Mastermind du grand test à Strasbourg il y a une semaine, donc c’était le 2 ou 3 février. Effectivement, petite technique qu’on a entendu lors du Mastermind d’aller tirer sur les plateformes comme le bon coin, mais plutôt dans la segmentation, location, puisque c’est des gens qui louent des apparts.

Eric MH  :

C’est une technique pour trouver des bonnes affaires.

Amaury (STUDAPART) :

Oui, c’est ça.

Eric MH  :

Donc, tu vas sur la rubrique location, tu regardes les biens en location.

Amaury (STUDAPART) :

Oui, qui sont en location depuis un petit moment. Et, du coup, je leur envoie un petit mail en leur disant : « voilà, j’ai vu que votre bien a été en location depuis un certain moment, a priori est-ce que c’est une erreur, est-ce que vous avez trouvé un locataire ? Sachez que moi je trouve le logement intéressant. Si jamais vous êtes ouvert à la vente à un moment donné, moi, je suis intéressé », et effectivement j’ai eu un petit hameçon ce week-end, mais c’est une technique que je ne connaissais pas à titre personnel que j’ai apprise la semaine dernière et que je trouvais ça assez maligne, du coup, je me suis dit que je vais la tester directement.

C’est une technique que je ne connaissais pas à titre personnel que j’ai apprise la semaine dernière et que je trouvais ça assez maligne, du coup, je me suis dit que je vais la tester directement.

Eric MH  :

Et je soupçonne, enfin, tu m’as dit que tu as trouvé une très bonne affaire, le prix au mètre carrée est largement en dessous de ce qui se pratique dans le quartier. Donc, on va suivre ça en tout cas, je sens que ça va continuer cette année pour toi et que tu vas avoir des nouveaux biens.

Amaury (STUDAPART) :

Et bien, en fait, c’est un peu une drogue, effectivement, parce qu’une fois que tu as compris le système, et puis moi en fait je prends énormément de plaisir à bien décorer, à avoir un produit que j’aime bien, ou je fais ce qui m’intéresse vraiment, et d’ailleurs les gens qui sont un peu autour de moi qui ne connaissent pas forcément souvent l’immobilier de [0:24:05] me dise : « mais pourquoi tu passes autant de temps à leur faire un truc qui est chouette, etc ? », moi, je prends énormément de plaisir à ce que les locataires me disent : « mais c’était génial, on va recommander l’appart à nos copains, etc. » parce que je vie sans problème déjà, ça, c’est un truc.

Et bien, en fait, une fois que tu as compris le système, c’est un peu une drogue ! Et puis je prends énormément de plaisir à bien décorer, à avoir un produit que j’aime bien, ou je fais ce qui m’intéresse vraiment 🙂

Eric MH  :

Tu te sens bien, tu es content de le faire.

Amaury (STUDAPART) :

Voilà, j’ai vachement vécu le truc de quand j’étais locataire, du stresse de… Enfin, quand j’étais étudiant locataire puisque je suis toujours locataire, mais quand j’étais étudiant de trouver un truc qui est une cage à lapin, etc., donc je trouve ça hyper important de bien dormir la nuit en me disant que je leur loue un truc qui est hyper clean dans lequel ils vont être bien et ils vont pouvoir bien étudier ou pouvoir recevoir leur copain puisqu’en fait c’est le système de la vie de recevoir ses copains quand on est étudiant, c’est important qu’ils puissent le faire dans un bon environnement. Et puis aussi je m’achète ma tranquillité parce qu’en fait à partir du moment où tu bosses bien, tu es fair-play avec des gens, tu es clean, etc., j’ai personne qui m’appelle pour m’embêter la nuit. Et puis même quand il y a des petits soucis, rapidement je leur dit : « soyez responsable, je vous donne tel budget », il y a eu un sujet avec un aspirateur qui ne marchait pas, je leur ai dit : « voilà, je vous donne 150 € de budget, allez acheter l’aspirateur, ils sont allés acheter l’aspirateur, m’envoyait la facture, et tout le monde était content, et j’ai pas eu à me déplacer, etc. Donc, voilà. Enfin, après, c’est ma vue d’esprit, mais effectivement l’immobilier historiquement, c’est plutôt : « je ne vais avoir que des emmerdes avec mes locataires ». Donc, du coup, je fais du vide parce qu’en plus si je mets des meubles, je multiplie mon risque d’avoir des problèmes.

Eric MH  :

Mais, là, c’est tout le contraire, en fait. Là, je suis aussi sur le même état d’esprit que toi par rapport aux appartements, livrer de la qualité. Et j’ai une petite anecdote l’année dernière, j’ai deux locataires qui sont partis d’une de mes collocations et elles étaient tellement ravis qu’elles m’ont invité à manger pour la sortie de l’appartement. Et il y a même une des locataires qui m’a fait un témoignage vidéo pour me dire : « voilà, l’appartement est génial, etc. ». Et alors, justement, ça me fait rebondir par rapport à la plateforme, c’est que les locataires qui seront satisfaits sur la plateforme, et bien, ils vont laisser un commentaire positif aussi, et donc ça va aider à louer plus facilement par la suite. Autre cas de figure, les locataires rentrent dans leur pays, ils vont en parler dans leur établissement, leur université, et ça va attirer des nouveaux locataires.

Amaury (STUDAPART) :

Ça, c’est super important. Et moi c’est un truc que je dis souvent quand on fait des conférences chez Studapart, etc., c’est qu’il n’y a pas mieux qu’un gars de 25 ans qui vend à un gars de 25 ans. C’est tout bête, mais ça veut dire que soit, alors ça marche dans les deux sens d’ailleurs, c’est-à-dire soit tu es très bon, tu fais de la qualité, et en fait dans l’école, et bien, les gars vont parler de ton produit, etc., ou quand ils repartent effectivement comme tu le dis à l’étranger, ils vont en parler à la promotion suivante parce qu’en fait chaque année les cursus dans les universités partenaires sont les mêmes, et donc c’est toujours les mêmes flux d’étudiants des mêmes universités de l’étranger qui viennent, donc ils vont dire à son copain américain : « c’était super chouette le logement que j’avais à Strasbourg », et ils vont donner ton contact. Donc, ça, c’est top parce que tu as des supères bonnes candidatures avec des gens de confiance avec qui tu as déjà travaillé de près ou de loin qui vont venir. Et puis dans l’école, c’est pareil en fait, à la cafète, sur WhatsApp, sur Facebook, etc., ils vont dire : « et bien, tiens, il y a des gens qui vont venir chercher un appart pour 6 mois. Et bien, tiens, nous, on part parce qu’en fait on doit partir en stage ou à l’étranger. Voilà, c’est génial ». Et donc, encore une fois, tu récupères des candidatures. Et par contre, ça marche aussi dans l’autre sens, c’est-à-dire que si tu fais n’importe quoi, que tu n’es pas fair-play, que tu ne fais pas de la qualité, tu n’es pas très réglo notamment sur les sujets de caution ou des choses comme ça, là, ça peut être dans le sens inverse, c’est-à-dire que tu peux être rapidement affiché et fiché dans les écoles ou dans les réseaux, et là, c’est un peu plus compliqué.

Eric MH  :

C’est pour ça que pour tout ce qui est transaction, il y a vraiment un intérêt à passer par une plateforme comme Studapart parce que les choses sont carrées, les gens ils savent quand ils mettent une caution, ils savent que c’est sécurisé, et même si des locataires qui viennent par la suite, et bien, voilà, le process est connu et ça va le rassurer. Il y a un point dont on n’a pas encore parlé, c’est au niveau de la tarification, et que moi je trouve très intéressante parce qu’il y a juste une petite tarification au niveau de la réservation, et après c’est bon. Après, c’est une relation qui est entre le propriétaire et le locataire.

Amaury (STUDAPART) :

Oui. Alors, c’est un très bon point. Nous, déjà philosophiquement parlant, on ne veut pas s’imposer dans la relation avec le locataire et le propriétaire. Donc, ça veut dire deux choses, ça veut dire que un, avant la réservation on ne veut absolument pas être une plateforme où on empêche les gens de discuter entre eux parce qu’en fait on aussi sur un marché où il y a beaucoup de visites, donc les gens, ils veulent visiter le bien et c’est normal. Et d’ailleurs, le propriétaire aussi apprécie souvent de faire visiter son bien. Donc, on ne veut pas être [0:28:36] fait, mais c’est normal parce qu’ils font de la courte durée, les gens réservent sans visiter, mais à bloquer un maximum la mise en relation. Donc, ce n’est pas là-dessus qu’on mise. Ça, c’est le premier point, et le deuxième point, on ne veut pas non plus trop être imposant dans la vie de tous les jours dans la location, nous, on est juste là pour trouver le bon locataire au bon endroit ou trouver le bon appartement pour le bon locataire au bon moment, et donc en fait on a un système de frais de réservation. Donc, ça veut dire qu’il n’y a pas de frais si tu ne trouves pas ton locataire sur la plateforme, c’est complètement gratuit. Par contre, au moment de la réservation, donc chaque propriétaire aura pu avoir accès au scoring de la candidature qui correspondait à ces critères d’accessibilité au système de contrat en ligne, parce qu’en fait les propriétaires peuvent signer leur contrat de bailleur en ligne ce qui permet d’avoir un outil digitaliser, de ne pas avoir à imprimer, d’archiver, etc., parce que c’est si important de recevoir le premier paiement du loyer, et potentiellement dans le cas des étudiants internationaux, d’être garantie par la plateforme. En sachant que je m’avance un peu, nous, on est en train de travailler pour faire en sorte d’intégrer dans la garantie financière le système de dégradation. Donc, de pouvoir intégrer aussi sur le fait qu’en tant que plateforme on assure le propriétaire en cas de dégradation parce que c’est aussi un sujet important. Et donc pour tout ça, en fait, en tant que propriétaire et étudiant, ça coûte 89 € pour l’ensemble.

Eric MH  :

Propriétaire plus étudiant, c’est 89.

Amaury (STUDAPART) :

Exactement. Et le seul point sur lequel il faut ajouter un peu de valeur, c’est que les 89 € sont répartis entre le locataire et le propriétaire, et le prix est différent en fonction des villes. C’est-à-dire que par exemple quand tu es dans des villes où tu as énormément de demandes, je pense à Paris, pour le propriétaire ce sera proche du 0 €, et ce sera 89 € payé par l’étudiant. Et quand tu es dans une ville, par exemple, je dis n’importe quoi Le Havre où l’on sait historiquement qu’il y a plusieurs d’offres que de demandes à un certain moment de l’année, là, le prix sera plutôt porter par le propriétaire que par l’étudiant. Donc, c’est intelligent ce qu’on veut donner parce que le marché de l’immobilier est un business local où chaque marché est différent, chaque tension de marché est différent, voire certaines périodes de l’année font en sorte que les choses soient différentes, donc il faut qu’on arrive à jouer avec ça.

Eric MH  :

Et bien, pour moi personnellement, ça ne change rien du tout parce qu’avant quand je mettais une annonce sur le bon coin, et bien, je payais aussi parce que je payais pour les photos. Je payais pour…

Amaury (STUDAPART) :

Mettre en avant.

Eric MH  :

Voilà, mettre en avant ou relancer l’annonce, ça me coutait quelques dizaines d’euros. Donc, ça ne change absolument rien du tout, et avec un service qui est largement plus important que sur les sites généralistes.

Amaury (STUDAPART) :

Et bien, en fait, le but c’est vu qu’on sait que si… Déjà, on veut faire en sorte… Enfin, notre mission c’est de simplifier l’accès au logement, il faut qu’on n’ait pas une barrière financière qui soit super importante. Si on avait des frais à 700 €, en fait, on est ultra [0:31:26] et ça ne correspond pas au marché. Donc, le but pour nous c’est d’avoir créé des outils et une plateforme, et un service. On arrive à évangéliser et faire de la masse. Donc, c’est-à-dire comment on arrive demain à générer plusieurs centaines de milliers de transaction dans les 2, 3 prochaines années parce que c’est notre ambition, et pour générer plusieurs centaines de milliers de transaction, et bien, c’est aussi la logique du volume, plus on a de volume, plus on est capable d’avoir des coûts fixes moins importants, et donc d’avoir un coût attractif pour le propriétaire et l’étudiant.

Eric MH  :

En tout cas pour moi Studapart c’est la plateforme qui va attirer… Enfin, moi, les profils que j’aime bien c’est des étudiants qui cherchent des appartements de qualité, on va dire, et souvent ils ont un pouvoir d’achat plus élevé. Et tu le disais tout à l’heure, et bien, ces locataires sont prêts à payer par exemple une partie de l’assurance ou une partie de la mise en location. Pour eux, c’est absolument… Ce n’est pas du tout… Pour eux, c’est tout à fait normal. Et ces locataires d’ailleurs sont aussi prêts à payer des loyers plus élevés parce qu’ils ont des prestations plus élevées. Donc, en fait, ça va tout à fait dans la même philosophie que ce que j’appelle le meublé étudiant ou autre rentabilité, donc c’est des meublés étudiants [0:32:39] qui sont destinés à un profil qui cherche quelque chose de qualité.

Amaury (STUDAPART) :

Oui. En fait, ce qu’il faut savoir et nous c’est ce qu’on voit chez Studapart, les étudiants internationaux [0:32:48] à son budget, leur budget sur l’année. Donc, ça, c’est le premier point. Et le deuxième point, c’est que les étudiants viennent pas mal de pays comme la Chine et l’Inde, voire Afrique du Nord, États-Unis, Canada, etc., et c’est des étudiants qui localement ont quand même pas mal d’argents, financièrement, sont quand même assez aisé dans leur pays d’origine pour venir étudier en France parce qu’en fait rapidement le coût de la vie plus les études c’est 20 000 € par an.

Eric MH  :

Très souvent c’est financé par les parents, d’ailleurs.

Amaury (STUDAPART) :

Exactement. Et les parents sont, encore une fois, à 10 000 kilomètres. Donc, ils n’ont pas envie que leurs enfants soient dans n’importe quoi comme logement. Ce qui fait qu’ils vont rechercher énormément de qualité, ils vont chercher aussi le full-service parce qu’ils arrivent sur place, ils n’ont pas les bons repères, etc., donc ils aiment avoir vraiment le tout sur place, l’expérience utilisateur vraiment poussée, et effectivement comme tu le dis très bien, ils sont prêts à payer un peu plus cher pour ça. En sachant aussi qu’ils sont en concurrence, et ça, c’est super important à souligner. En fait, quand tu es étudiant international, par exemple, je vais dire : « j’arrive à Strasbourg, mais je suis potentiellement aussi admis à Londres, je ne sais pas, à New York », ou dans d’autres villes mondiales, et le prix des loyers en France, à Strasbourg notamment versus un prix à Londres, ou voire en Angleterre si je vais à Dublin, par exemple, on est entre 2 fois moins cher, entre 1,5 et 2 fois moins cher à Strasbourg que par rapport à Dublin. Donc, en fait, le budget pour eux même si toi localement tu as l’impression qu’il est plus élevé…

Eric MH  :

Pour eux, c’est bon.

Amaury (STUDAPART) :

Finalement, ce n’est pas si élevé que ça.

Eric MH  :

Et puis souvent ce sont des personnes qui viennent de ville où les loyers sont déjà chers d’origine. Par exemple, j’ai des personnes qui viennent de New York ou de Londres, quand elles voient le montant des loyers, il n’y a même pas de discussion, c’est normal. Et moi j’ai des appartements qui sont des appartements [0:34:36] que je loue jusqu’à 70 % plus cher que le prix d’un meublé classique. Et ça, ça passe tout à fait normalement. Donc, ça, il faut bien le garder à l’esprit, c’est pareil pour les étudiants Scandinaves, les étudiants Suisses, Luxembourgeois, voilà.

Amaury (STUDAPART) :

En fait, le coût de la vie en France, c’est… Enfin, après, c’est normal puisque nous on regarde par rapport à notre salaire, mais la Suisse par exemple, je crois que le smic c’est quasiment 2 000 € ou en voir un peu plus pour eux.

Eric MH  :

Même plus. Oui, enfin, le smic n’existe pas chez eux.

Amaury (STUDAPART) :

Oui, 2, 3 000 €. Oui, voilà, c’est ça, mais le salaire…

Eric MH  :

Mais le salaire le plus bas, ça doit être dans les 3 000 ou 3 600 €. Une caissière, je crois, gagne 3 500 €.

Amaury (STUDAPART) :

Oui, voilà, c’est d’autres référentiels. Par contre, le prix de leur loyer est très élevé, le coût de la vie est très [0:35:15], mais quand eux ils arrivent avec beaucoup d’euros locaux en France où le loyer est moins cher qu’en Suisse, ils ont forcément un référentiel qui n’est pas le même. Donc, ils sont frappés un peu plus.

Eric MH  :

Et puis nous, ça nous permet aussi de filtrer au niveau des candidatures, c’est aussi un moyen efficace.

Amaury (STUDAPART) :

Oui.

Eric MH  :

Et bien, écoute, je pense qu’on a parlé un peu de l’outil, bien sûr, si vous voulez en savoir plus, allez sur le site https://proprietaire.studapart.com .

Amaury (STUDAPART) :

https://proprietaire.studapart.com/en

Eric MH  :

Vous aurez tous les détails. En tout cas, moi, c’est un outil que j’utilise, c’est un outil que je vais de plus en plus utiliser parce qu’il est pratique, parce qu’il cible directement sur les bons locataires. Et bien, j’espère qu’on aura l’occasion Amauri de discuter de tes prochains investissements parce que je sais que là il y a des choses qui se préparent pour 2019, je suis très enthousiaste, et puis, je dis à très bientôt. Bien sûr, si l’immobilier étudiant vous intéresse, je vous invite aussi à télécharger le guide des 10 habitudes pour bien investir dans l’immobilier étudiant qui commence sur le petit « i » qui se trouve en haut de la vidéo, ou alors sous la vidéo il y a un lien également pour télécharger ce guide. Amauri, est-ce que tu avais d’autres choses à rajouter par rapport à soit Studapart, soit à l’immobilier ?

Amaury (STUDAPART) :

Et bien, écoute, on a plutôt fait le tour. Moi, j’encourage les gens effectivement à aller sur la plateforme, [0:36:39] pas mal le contenu qu’on est en train de créer sur Studapart parce que là les choses vont pas mal bouger avec le contrat en ligne, etc., enfin, on est en train de sortir beaucoup de fonctionnalités, et puis on est en train de créer aussi un groupe Facebook qui permet de recenser un peu tous les propriétaires qui sont dans cette vision-là pour qu’on puisse échanger ensemble sur vos problématiques, que nous on puisse vous sonder un certain nombre d’enquêtes dans le but de faire évoluer notre plateforme parce qu’on pense que la plateforme qu’on est en train de créer, ce n’est pas la notre, c’est celle des locataire et celle des propriétaires, et donc on a hyper besoin de vous pour créer le meilleur outil de demain, et donc c’est pour ça qu’on a mis en place ce groupe-là pour faire en sorte que globalement on puisse tous se parler, échanger, et avancer ensemble.

Eric MH  :

OK, excellent. En tout cas, moi, je suis très content que vous développiez cet outil. C’était juste un petit morceau de puzzle qui manquait encore.

Amaury (STUDAPART) :

Ah, c’est un gros morceau.

Eric MH  :

Oui, c’est un gros morceau. Nous, on arrivait déjà à faire de l’immobilier étudiant étranger, mais là avec cet outil-là, ça change vraiment la donne. Là, on peut le faire beaucoup plus efficacement, il y a des personnes qui ne pouvaient pas le faire avant qui maintenant peuvent le faire. Donc, je vous invite vraiment à vous y intéressez, et puis même à vous intéressez à l’immobilier étudiant et autre [0:37:51] en général parce que c’est une stratégie aujourd’hui qui est vraiment, pour investir aujourd’hui, qui est à la fois rentable, à la fois tranquille, c’est-à-dire que vous n’avez pas besoin de vous en occuper une fois que c’est mis en location, contrairement à d’autres stratégies comme la location courte durée, et c’est une stratégie qui va se développer et qui se développe tous les ans parce qu’il y a de plus en plus d’étudiant en France et de plus en plus d’étudiants à l’étranger aussi.

Amaury (STUDAPART) :

Oui.

Eric MH  :

Ça, vous avez des chiffres, je crois.

Amaury (STUDAPART) :

Oui. Alors déjà, les étudiants étrangers sont en hyper croissance parce que globalement les écoles et les universités ont besoin d’en attirer de plus en plus parce que c’est la nouvelle poche de chiffre d’affaire en fait dans le sens où le marché d’étudiant français même s’il croît, il ne croît pas de 30 % par an, alors que le marché de l’étudiant international globalement, et bien, il est complètement infini, il y a des millions et des millions, voire des milliards potentiellement d’étudiant. Donc, on peut aller un peu partout en cherchant en tant qu’école ou université en France. Donc, là, on sait que dans les prochaines années, ça va être en pleine croissance. D’ailleurs, le gouvernement est en train de pousser là-dessus puisqu’il veut qu’on récupère un peu de retard qu’on avait historiquement sur cette verticale. Et puis le deuxième point que je rajouterai aussi qui est entre l’immobilier et notre plateforme, ce que tu évoques quand tu dis la courte durée, c’est que ce qui est bien avec le meublé étudiant notamment, c’est que politiquement parlant, on est dans le bon esprit dans le sens où en fait les municipalités vont forcément encouragés fiscalement avec tous les dispositifs à ce que tu loues à des étudiants parce que l’étudiant c’est le citoyen de demain, c’est le travailleur de demain, etc., alors que le touriste on le voit avec la courte durée, c’est un peu plus épinglé parce que ça crée des problèmes locaux et que les touristes ne votent pas ou ne paient pas d’impôts locaux, donc forcément ils ont moins d’intérêts que les étudiants. Donc, on sait que globalement notamment je pense à une ville comme Bordeaux où nous on est allé énormément, globalement tout ceux qui font du meublé étudiant ou en tout cas qui font de la moyenne durée ont plutôt [0:39:43] poupe là ou en fait ceux qui font de la courte durée, malgré qu’il y a plein de choses qui sont remis en question là avec la court de cassation, etc., on sent quand même que la corde est en train de se tirer, on ne sait pas si on arrive à la fin, je n’en sais rien.

Eric MH  :

En tout cas, c’est en perte de vitesse.

Amaury (STUDAPART) :

Mais en tout cas, on n’est pas sur une période ultra saine, alors que l’étudiant, on sait globalement, il y aura toujours des étudiants, et que les municipalités ne vont pas virer des étudiants ou empêcher les étudiants de venir dans leur ville, voilà.

Eric MH  :

Voilà, tout à fait. C’est rassurant pour nous les investisseurs. Voilà, je pense qu’on a fait le tour. Donc, je vous le répète si vous voulez, investir dans l’immobilier étudiant, je vous invite à télécharger le guide des 10 habitudes pour bien investir dans l’immobilier étudiant, et puis je vous dis à très bientôt pour de nouvelles aventures immobilières, et merci à Amauri pour cet échange très instructif.

Amaury (STUDAPART) :

Merci à toi pour ton accueil [0:40:30].

Eric MH  :

À bientôt.

Amaury (STUDAPART) :

À bientôt.

Eric MH  :

Ciao   😉

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